mardi 5 février 2013

Le 8 février - lancement mystère de BLUE



Le 8 février 2012, j'achevais les ultimes corrections sur Ombres et Lumières. Le 8 février 2013, verra le lancement d'un projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois et qui me tient très à coeur :  BLUE. 
D'après vous de quoi s'agit-il ? 
Un indice : ce ne sera pas un roman et je ne serai pas seul à mener ce projet.

dimanche 3 février 2013

Vos Rêves pour le XXIème siècle - premier bilan


Il y a un mois, je vous invitais à partager vos rêves pour le XXIème siècle. Une quarantaine de personnes ont participé à l'expérience et la collection de rêves est très belle.



Il est intéressant de voir que beaucoup de rêves se recoupent. Parmi les thèmes récurrents on retrouve :


  • Le souhait que nos enfants puissent continuer à vivre dans un monde pacifié et merveilleux
  • La volonté de vivre dans un monde en paix / calme / harmonie / justice / empathie / enthousiasme
  • L'appel à ce que l'homme s'éveille / se réveille / se prenne en mains / se métamorphose / devienne humble
  • La volonté de s'engager pour défendre ces idéaux

Voilà des constats qui sont déjà très intéressants ! Si on s'y mettait tous ensemble, on devrait pouvoir arriver à faire changer les choses. 

PS : pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait, n'hésitez pas à envoyer vos rêves !

mardi 29 janvier 2013

Guerre et Nature - Analyse du livre de Jean-Michel Valantin




La couverture et le sous-titre de cet essai (« L’Amérique se prépare à la guerre du climat ») sont trompeurs. Il ne s’agit pas d’une énième diatribe contre le cynisme environnemental américain, mais d’une analyse fine de l’évolution profonde de la pensée stratégique américaine au cours des années 2000 (et plus spécialement pendant l’ère Obama), pour prendre en compte la nouvelle donne environnementale mondiale.

Jean-Michel Valantin,  chercheur au CIRPES et spécialiste de la stratégie américaine, nous avait déjà proposé en 2003 un essai passionnant intitulé « Hollywood, le Pentagone et Washington » sur les liens imbriqués entre le cinéma et la stratégie d’influence américaine. Ici il se livre à une étude inédite des changements de la doctrine de « ce pays pris dans un étau entre la crise environnementale et la raréfaction des matières premières ».

A partir d’une revue de travaux méconnus des principaux think tanks influant sur la doctrine militaire et de sécurité intérieure, il montre qu’au-delà des apparences le Pentagone et Washington ont complètement pris conscience de la gravité des évènements extrêmes induits par le changement climatique et de la nécessité de repenser leur politique dans un monde aux ressources minérales et agricoles limitées. Pour l’auteur, la décennie 2000 aura été marquée par le passage de la national security à celui de natural security.

Pour relever ce défi, les principaux think tanks (même les plus conservateurs) ont tiré les conclusions des échecs afghans et irakiens. Ils ne recommandent plus de poursuivre la stratégie de leadership militaire des Etats-Unis pour accaparer les ressources, mais au contraire d’utiliser l’armée américaine pour venir en aide aux populations en détresse environnementale, et sécuriser ainsi l’accès des Américains aux ressources dans ces contrées « amies ». Cela est bien expliqué par exemple dans le National Security Strategy de mai 2010, document de référence qui sert de pivot à la coordination de l’ensemble des services de l’administration américaine.

L’auteur explique aussi comment l’armée américaine adopte peu à peu les énergies renouvelables pour se défaire de son extraordinaire dépendance aux énergies fossiles. Derrière cette mutation, c’est toute l’organisation énergivore de l’économie américaine qui est en ligne de mire. Les Etats-Unis, plus que tout autre pays, dépendent de façon vitale de leur approvisionnement en temps réel en pétrole et en d'autres ressources. Si la logistique est grippée (crise dans le détroit d'Ormuz par exemple), c'est l'économie du pays qui peut s'effondrer et basculer dans le chaos comme le décrit Dimitri Orlov dans Reinventing collapse ou le romancier Alex Scarrow dans La Théorie des dominos. Obama a pris la mesure de ce risque et a d'ailleurs promulgué un décret présidentiel en mars 2012 sur la National Defense Ressources preparedness dans lequel il demande un inventaire de l'ensemble des ressources nécessaires à la conduite des opérations militaires internes et externes, ainsi qu'à la survie du pays.

L’auteur revient aussi sur l’attitude américaine dans les grands sommets climatiques, notamment celui de Rio+20 où il décrypte l’intervention d’Hillary Clinton. Il y explique que les Etats-Unis refusent en général de se laisser contraindre par des traités internationaux type Kyoto, mais n'en sont pas moins actifs. Cette attitude en "solo" est néanmoins la cause de la cacophonie onusienne et a empêcher de raccrocher certains Etats majeurs (et moins convaincus du risque climatique) à un processus contraignant. 


A l’heure où le peak everything prédit par Michael Klare se profile et menace la stabilité du monde, cette nouvelle stratégie n’est certes pas pétrie d’angélisme mais elle est potentiellement porteuse d’espoir. On peut néanmoins se demander si une telle stratégie "empathique" (du moins dans l'affichage) aurait survécu à une victoire de Mitt Romney. Comme l’auteur le conclut lui-même :

Il n’est pas encore possible de savoir si le principe de coopération entre les hommes et les générations à venir, inhérent au développement durable, ou la compétition généralisée pour les ressources, l’emportera. (…) La guerre n’est pas nécessairement la seule option. La stratégie peut aussi aboutir à la coopération.

Même si les chemins pour y parvenir sont très différents, cette conclusion est finalement assez proche de celle d’Ombres et Lumières, où la question des ressources est centrale. 

On pourrait certes préférer que l'armée ne se mêle pas de la gestion des ressources naturelles, mais à l'inverse ignorer que la raréfaction des ressources  constitue un enjeu stratégique majeur serait complètement irréaliste. Le livre de Jean-Michel Valantin parvient à porter le débat écologique dans un cadre stratégique global. Une prise de conscience par les peuples, un changement radical du mode de vie dont nous sommes prisonniers et de l'état d'esprit général seront néanmoins indispensables pour s'attaquer aux enjeux uniques du XXIème siècle.

En définitive « Guerre et Nature », paru en janvier 2013, offre un point de vue nouveau sur l’évolution de la doctrine militaire d’un Etat qui pense maintenant son avenir (en mal et en bien) dans un monde dont les limites ont été atteintes (ce que l'Union Européenne a bien du mal à faire). L’ouvrage, très abordable, est truffé de références et d’anecdotes passionnantes qui raviront les passionnés de stratégie mais aussi tous ceux qui se soucient de l’avenir de notre planète. L’éditeur a également mené une réflexion sur le livre « durable » et a choisi un papier et une encre qui traverseront les siècles. Salutaire.

vendredi 11 janvier 2013

Partagez vos rêves pour le XXIème siècle


Pour bien commencer cette année, tentons une petite expérience ensemble si vous le voulez bien. Racontez juste dans la page ci-dessous votre rêve pour le XXIème siècle. Mis tous bout à bout, cela pourrait être magnifique :-) Merci d'avance pour votre participation !





mardi 1 janvier 2013

Que 2013 soit l'année du Siècle bleu !



Très bonne année 2013 à toutes et à tous ! Cette année nous essaierons de bâtir ensemble une véritable "communauté" Siècle bleu. Plus d'informations prochainement sur ce projet. Stay tuned :-)
Amitiés bleues,
Jean-Pierre Goux.



lundi 17 décembre 2012

Siècle bleu sur Radio Nova



Depuis le mois de septembre, j'avais oublié de vous le dire,  je suis chroniqueur une fois par  semaine dans la nouvelle émission « 2h15 avant la fin du monde » de Radio Nova. Diffusée de 17h30 à 20h00 du lundi au vendredi, cette émission se propose de traiter chaque jour de traiter d’une grande question de société de façon plutôt humoristique (mais pas que) et en musique. J’interviens en tant que « Spécialiste », c’est à dire celui qui essaye d'apporter un éclairage de fond au sujet. C’est court (5 minutes à 18h30, le jour de la semaine où j’interviens étant un peu aléatoire) mais c’est vraiment sympa de pouvoir participer à l’aventure de cette radio que j'apprécie tant.

L’émission est animée par Armel Hemme et Marie Misset, ex-piliers de la Matinale de Nova avec laquelle je me réveille depuis dix ans. C'est d'ailleurs là-bas que nous nous étions rencontrés, ils m’avaient invité pour parler de Siècle bleu (lien ici) et Ombres et Lumières. La sélection musicale (comme toujours sur Nova) est top et on ne croule pas sous la pub.

Depuis septembre je suis intervenu sur une multitude de sujets choisi par l'équipe de l'émission au gré de l’actualité (d’ailleurs certains m’ont vraiment donné du fil à retordre) :   : surpêche et mafia, surmédication et médecine endobiogénique, Monsanto et l’agent orange, le bloc identitaire à Nice, lutte contre le trafic de drogues et dépénalisation, Mitt Romney et les îles Caïmans, le crime organisé en Corse, l’ouragan Sandy et le réseau HAARP, La recherche de la vie sur Mars, la réussite des révolutions, complots dans les bars du Xème…

A chaque fois sur le thème du jour, c’est à moi de choisir mon point de vue, que j’essaye en général de raccrocher à l’« esprit Siècle bleu »

Depuis quelques semaines, ces interventions (et celles des autres "grands spécialistes", que je prétend pas être, vu la vasteté des sujets abordés) sont disponibles en podcast sur le site de Nova. Je vous conseille aussi d’écouter la compilation des meilleurs moments de chaque émission, franchement ça vaut Les Nuls et vous y trouverez aussi mes chroniques.

Pour écouter la radio, c’est partout en France sur le net ou alors à la radio dans 23 villes à travers la France. 

vendredi 14 décembre 2012

Siècle bleu à Noël

Si vous souhaitiez offrir ou vous faire offrir "Siècle bleu" ou "Ombres et Lumières" pour Noël, il en reste bien chez l'éditeur. En revanche commandez-le dès maintenant auprès de votre libraire ou sur Internet car il n'est pas toujours disponible rapidement. Si vous voulez un exemplaire dédicacé, envoyez moi un message sur cette page ! Amitiés bleues et bonnes fêtes, Jean-Pierre. 



mardi 25 septembre 2012

Conférence Siècle bleu à Grenoble le 2 octobre 2012


Maintenant que les deux premiers tomes de la saga Siècle bleu sont publiés, je souhaite que ces idées diffusent un maximum et que le débat s'installe afin de dessiner, j'espère, les contours de cette Révolution bleue. Le mieux pour commencer c'est de donner des conférences. La première aura donc lieu le mardi 2 octobre à Sup de Co Grenoble. J'étais obligé de commencer par là-bas, il y a un dauphin dans leur logo :-)


La conférence est destinée aux élèves du Mastère Spécialisé Energie mais est ouverte au public. Envoyez-moi juste un mail pour que je prévienne les organisateurs. 

Salle A 303 (3ème étage, plot A)
Conférence de 17h45 à 19h30 
(accueil à partir de 17h30)
12 rue Pierre Sémard 
BP 127 
38003 Grenoble

Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à venir. On va parler Environnement, Ressources Naturelles, Energie, Espace, Géopolitique, Mafias, Musique, Chamanisme, Musique, Art et Rêve. Bref on parlera des Enjeux et des Espoirs pour ce XXIème siècle, le Siècle bleu. Une large place sera laissée aux interactions avec le public.

Merci à Olivier pour l'invitation. Si vous souhaitez vous aussi que j'intervienne près de chez vous, n'hésitez pas à me contacter.

En espérant vous voir nombreuses et nombreux,

Amitiés bleues,

         Jean-Pierre.

PS : J'interviendrai aussi à 13h pour l'association GEM en débat et Xpression.


dimanche 23 septembre 2012

Une oeuvre d'art dans l'espace



Je vous ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog de l'artiste français Invader. Cet artiste street art, que j'apprécie énormément, colle ses belles petites mosaïques dans les rues de Paris et aussi un peu partout dans le monde (il appelle cela des "invasions"). Pour les Parisiens, je vous conseille ce site qui recense toutes les mosaïques de l'artiste à Paris.

Invader qui expliquait dans une interview que son rêve était d'organiser une "invasion" artistique sur la Lune. Il s'en est approché la semaine dernière en étant probablement l'un des premiers artistes à envoyer une oeuvre dans l'espace. A l'aide d'un ballon à l'hélium, d'une caméra et d'un GPS (pour retrouver la caméra), sa mosaïque s'est élevée jusqu'à 35 kilomètres d'altitude et a fait le tour du monde (je ne connais pas la distance que l'oeuvre a parcouru). 




Pour l'instant il n'y a que 4 photos disponibles, mais on en aura davantage à l'Art Basel de Miami en décembre, la foire mondiale de l'art contemporain.

Si des spécialistes des ballons en hélium lisent cette news, n'hésitez pas à me contacter car je rêverais d'envoyer un de mes livres dans l'espace ! Ca pourrait vraiment faire quelque chose de très sympa !





mercredi 12 septembre 2012

La révolution de l'impression 3D ?


Il existe une nouvelle technologie dont presque personne ne parle et qui va peut-être révolutionner le monde, en bien et potentiellement aussi en mal : l’impression 3D.

Autrefois, il s'agissait d'une intuition que l’on trouvait dans certains ouvrages de science-fiction, c’est aujourd’hui une réalité : nous savons imprimer un objet et le reproduire à l’infini depuis n’importe où dans le monde, pour peu que l’on dispose d’une imprimante spécifique. Le principe consiste à travailler sur un modèle informatique 3D de l'objet désiré pui à décomposer informatiquement celui-ci en « tranches » fines et d'envoyer ces instructions à l'imprimante qui déposera la matière par application de couches successives de résine. 




Il y a quelques années, on ne pouvait fabriquer que des objets simples avec des contours « épais » et plutôt laids. Aujourd’hui on sait fabriquer des objets extrêmement complexes et avec des géométries très imbriquées, comme on peut le voir sur le site de la société impression-3d créée par un de mes anciens collègues. Cette sculpture n'est-elle pas impressionnante ?
Grâce aux avancées sur la composition chimique des poudres, on sait aujourd’hui polymériser des résines presque aussi résistantes que des métaux permettant ainsi de fabriquer des outils. On sait aussi maintenant « imprimer » des objets en couleur et avec des textures très complexes : 


Pour l’instant, le coût de l’impression reste encore élevé (mais celui-ci ne cesse de baisser) et réserve cette technique aux objets à forte valeur ajoutée (moules de pièces sophistiquées, prototypes, maquettes d’architectes) mais celui-ci devrait chuter dramatiquement dans les prochaines années et dans quelques années nous aurons tous des imprimantes 3D chez nous (voir Z Corp, la Thing o Matic ou la Replicator de Makerbot dont le prix est passé sous les 2000 $).
Des tas d’objets qui demandent un moule complexe n’auront bientôt plus besoin d’être fabriqués à l’autre bout du monde et pourront directement être « imprimés » depuis notre salon. Quand nos enfants nous demanderont la dernière figurine StarWars ou le grand schtroumpf assis en position de yogi, on pourra les leur "imprimer" aussi facilement que l’on trouve aujourd'hui un coloriage de caméléon sur Google Images ou un dessin animé sur YouTube. Si son coût s’abaisse vraiment, on devine aisément les conséquences que cette technologie pourra avoir sur l’industrie manufacturière et sur les grands équilibres géopolitiques. L’Asie ne sera plus l’usine du monde (au moins pour les objets dont les caractéristiques techniques sont moyennes). Cette technologie pourrait avoir autant d’impact sur les objets solides que l’invention de l’imprimerie en a eu sur la diffusion de l’écrit et de la connaissance. 

La seule chose dont il faudra disposer c’est du fichier informatique représentant l’objet en 3D et il est fort à parier que le piratage de ces fichiers sera immense. Il existe déjà des banques de données d’objets 3D très fournies comme le site Thingiverse ou Shapeways.

Les applications sont infinies et peuvent œuvrer pour le bien de l’humanité. Regardez par exemple ce reportage où une petite fille dotée d’atrophie musculaire peut enfin s’amuser grace à une prothèse complexe entièrement imprimée en 3D.


On peut aussi imaginer les applications dans le domaine spatial. Si demain nous envoyons un équipage sur Mars et que celui-ci casse son dernier tournevis, il lui sera impossible d’en avoir un autre jusqu’au prochain ravitaillement qui peut prendre des mois, avec les conséquences dramatiques que l'on peut imaginer. Avec une imprimante 3D, plus de problème (il faut cependant encore que l’imprimante fonctionne et mon expérience avec les expériences 2D est bien piêtre !). 

Mais comme dans toute technologie, il n’y aura pas que des applications bénéfiques. Le premier fusil 3D a été imprimé et il fonctionne (pour être plus précis, il s’agit de la partie inférieure du chargeur, qui est la partie qui fait l’objet d’un contrôle légal aux Etats-Unis). Vous pouvez le trouver sur Thingiverse. Quand on sait que les « petites armes » sont bien plus destabilisatrices que les armes lourdes pour la paix dans le monde, c’est inquiétant. 




Au mois de juillet, l’impression 3D a également fait peser un risque très important sur la sécurité des Etats-Unis (cf cet article de Forbes). Lorsqu’un bandit est arrêté on lui place des menottes (très solides) et celles-ci doivent pouvoir être ouvertes au poste par n’importe quel agent. Les menottes  qui circulent dans tous les Etats-Unis sont donc standardisées. Si on dispose d’un double des clefs, tout le monde peut les ouvrir. Celles-ci étaient jusqu’à maintenant difficiles à reproduire, mais maintenant il s’agit d’un jeu d’enfant.  



Un espoir quand même : une fois que l’on pourra tout fabriquer depuis chez soi, l’Homme se lassera peut-être du monde matériel et se concentrera enfin sur sa vie spirituelle ? 

PS : merci Erwan DG. et Christophe R. de m’avoir intéressé à ce sujet. Dommage que l’écriture d’Ombres et Lumières fut terminée car les applications « romanesques » de cette technologie sont exceptionnelles. Mes héros auraient vraiment pu se sortir de certains pétrins grâce à une imprimante 3D (et je suis sûr que bientôt on les verra fleurir dans les séries, les films d’espionnage et les thrillers).