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lundi 19 avril 2010

Obama et le rêve spatial inachevé


Le spatial est revenu sur le devant de la scène internationale après l’intervention d’Obama la semaine dernière en Floride, avant d'être rapidement occulté par le nuage volcanique dont nous parlerons bientôt sur ce blog.


Pour ceux qui avaient raté les précédents épisodes, voici un petit résumé. Obama a toujours été, depuis son élection et même pendant sa campagne, très opposé au programme Constellation initié par Bush. Constellation, lancé en 2004 pour redonner un objectif à la NASA après l’accident de Columbia en 2003. La commission Columbia avait indiqué que la routine dans laquelle la NASA s'était inscrite était en partie responsable de l'accident. Il fallait lui donner une nouvelle ambition. Constellation devait donc ramener les Américains sur la Lune d’ici à 2020 pour y installer une base, étape importante avant le grand saut vers Mars. Ce programme n’a jamais eu les crédits nécessaires mais la NASA était parvenue quand même à avancer. En février dernier, Obama a décidé de mettre fin à Constellation (cf. le post L’arrêt du programme Constellation) sans vraiment donner d’objectifs clairs à la NASA pour le remplacer. Les critiques ont été très nombreuses et la dernière en date est cette lettre adressée le 14 avril par Neil Armstrong et deux autres astronautes du programme Apollo à Barack Obama (reproduite en fin de post).


Le discours prononcé le 16 avril à Cap Canaveral était supposé amener de la matière à ce nouveau programme mais, à mon humble avis, il n’en est rien (l’intégralité du discours est disponible sur le site du New York Times). Une phrase de son discours montre bien pour moi à quel point Obama se moque de l’espace.


In the years that have followed, the space race inspired a generation of scientists and innovators, including, I'm sure, many of you. It's contributed to immeasurable technological advances that have improved our health and well-being, from satellite navigation to water purification, from aerospace manufacturing to medical imaging. Although, I have to say, during a meeting right before I came out on stage somebody said, you know, it's more than just Tang -- and I had to point out I actually really like Tang. (Laughter.) I thought that was very cool.


En lisant cette blague de mauvais goût, je me demande si au fond de lui-même Obama pense que le programme spatial a amené autre chose que le Tang, cette boisson infâme aux vertus cancérigènes…



Pour montrer que tous les vétérans d’Apollo ne partagent pas la vision de Neil Armstrong, Obama était accompagné de Buzz Aldrin. Concrètement les budgets de la NASA ont été maintenus et même légèrement augmentés, la Station spatiale internationale sera maintenue au-delà de 2020 et Obama a donné deux objectifs lointains et flous : envoyer un équipage se poser sur un astéroïde et aller se poser sur Mars d’ici 2035, soit dans 25 ans. D’ici là, il n’y a de calendrier précis, à part la mise au point d’ici cinq ans d’une nouvelle fusée mastodonte (dont tout programme extraorbital a besoin) dont la décision de construction reviendra au prochain président américain. De nombreux spécialistes du spatial affirment qu’un vol vers Mars sans étape lunaire est voué à l’échec.


Le secteur spatial fait partie de ces secteurs où les programmes s’étalent sur une ou plusieurs décennies et pour lesquels il est nécessaire d’avoir une vision et une ambition très forte au départ qui s’accompagnent d’un agenda précis. En renonçant à Constellation, Obama déboussole la NASA. Par ailleurs l’absence d’objectifs clairs empêchera l’émergence d’une nouvelle ferveur à la NASA et chez ses partenaires privés, conduisant inéluctablement à une gabegie. Pas de doutes que les Chinois sauront tirer partie de cette vulnérabilité.


En avril 2001, l'astronaute Patrick Baudry avait publié un excellent livre, Le rêve spatial inachevé, où il incitait les politiques à se réapproprier le spatial et à lui donner une nouvelle ambition. Grâce à Obama, pendant des décennies l'humanité sera confinée à orbiter à 400 kilomètres autour de la Terre. Constantin Tsiolkovski, le père de l'astronautique moderne, avait dit en 1911: "La Terre est le berceau de l'humanité mais on ne passe pas sa vie dans un berceau". Où est passé ce rêve spatial ? Où est passée la vision imaginée par Stanley Kubrick ? Le vingt-et-unième ne ressemble au rien aux espoirs que l'on avait placé en lui. A moins bien sûr que les Chinois relèvent ces défis abandonnés par les Etats-Unis.


Lettre à Barack Obama de Neil Armstrong, James Lovell et Eugene Cernan


"The United States entered into the challenge of space exploration under President Eisenhower’s first term, however, it was the Soviet Union who excelled in those early years," the letter begins."Under the bold vision of Presidents Kennedy, Johnson, and Nixon, and with the overwhelming approval of the American people, we rapidly closed the gap in the final third of the 20th century, and became the world leader in space exploration. ...


"When President Obama recently released his budget for NASA, he proposed a slight increase in total funding, substantial research and technology development, an extension of the International Space Station operation until 2020, long range planning for a new but undefined heavy lift rocket and significant funding for the development of commercial access to low earth orbit.


"Although some of these proposals have merit, the accompanying decision to cancel the Constellation program, its Ares 1 and Ares V rockets, and the Orion spacecraft, is devastating.


"America’s only path to low Earth orbit and the International Space Station will now be subject to an agreement with Russia to purchase space on their Soyuz (at a price of over 50 million dollars per seat with significant increases expected in the near future) until we have the capacity to provide transportation for ourselves. The availability of a commercial transport to orbit as envisioned in the President’s proposal cannot be predicted with any certainty, but is likely to take substantially longer and be more expensive than we would hope.


"It appears that we will have wasted our current ten plus billion dollar investment in Constellation and, equally importantly, we will have lost the many years required to recreate the equivalent of what we will have discarded.


For The United States, the leading space faring nation for nearly half a century, to be without carriage to low Earth orbit and with no human exploration capability to go beyond Earth orbit for an indeterminate time into the future, destines our nation to become one of second or even third rate stature. While the President's plan envisages humans traveling away from Earth and perhaps toward Mars at some time in the future, the lack of developed rockets and spacecraft will assure that ability will not be available for many years.


Without the skill and experience that actual spacecraft operation provides, the USA is far too likely to be on a long downhill slide to mediocrity. America must decide if it wishes to remain a leader in space. If it does, we should institute a program which will give us the very best chance of achieving that goal.


Neil Armstrong – Commander, Apollo 11

James Lovell – Commander, Apollo 13

Eugene Cernan – Commander, Apollo 17

samedi 6 février 2010

L'arrêt du programme Constellation : One Giant Stop for Mankind !


Je profite d’une pause entre deux biberons (je suis papa depuis deux semaines d’une petite Lucie !) pour mettre à jour ce blog. Avec la sortie imminente du roman et mes activités professionnelles diurnes, cela ne laisse plus beaucoup de temps...


Je le redoutais depuis un bon moment, mais Barack Obama l’a finalement fait : il a annulé le programme Constellation. Ce programme de la NASA lancé par W. Bush en 2004 avait pour objectif de renvoyer des Américains sur la Lune, d’y installer une base permanente et de partir ensuite à la conquête de Mars et du reste du système solaire. Avant même son élection, Obama avait indiqué que ce programme lui déplaisait car il manquait d’ambition et de nouveauté, et qu'il affecterait ses crédits à l'éducation (cf. post Constellation : Obama versus McCain). Compte tenu de l’enjeu économique pour le Texas et la Floride, Obama a bien compris qu’il devrait mettre un peu d’eau dans son vin mais au fond de lui-même il détestait ce programme qui portait la patte de son ignoble prédécesseur (ce que l'on peut comprendre). Une fois au pouvoir il a donc tout fait pour laisser mourir Constellation. Il a révoqué l’ancien administrateur de la NASA Michael Griffin (le père de Constellation et son plus fervent supporter) et a laissé le poste vacant pendant 5 mois, avant d’élire l’astronaute Charles Bolden. En parallèle, il a nommé une commission (la commission Augustine) chargée d’évaluer le programme spatial américain et celle-ci a mis plus d’un an avant de rendre ses conclusions le 22 octobre dernier, beaucoup plus tard que prévu. Les conclusions étaient très sévères sur Constellation, mais elles furent critiquées par de nombreux experts techniques et politiques.


Pendant ce temps, le programme Constellation qui souffrait déjà de fortes coupes budgétaires sous Bush a été asphyxié. Obama n’a RIEN fait pour lui donner une chance ni pour essayer d’y intéresser le peuple américain. Il aurait été possible de scénariser ce retour sur la Lune et d'en faire une grande épopée médiatique. Lors des festivités du 21 juillet 2009 pour les 40 ans d’Apollo XI, Constellation a été le grand absent et Obama s’est gardé d’y faire la moindre déclaration. Constellation était dans sa tête déjà mort.


Obama, sous prétexte d’économies budgétaires mais surtout pour des arguments de communication en période pré-électorales a sacrifié Constellation. Car en annulant ce programme il n'économise "que 4 milliards" en 2011 alors que le Pentagone a un budget quasi intact de 750 milliards de dollars. Le lobby militaro-industriel avait donc bien compris qu'il fallait mieux laisser crever Constellation qui voilerait à lui seul l'inanité du budget militaire. Ils ne sont pas trompés car la plupart des commentateurs ont interprété ça comme un geste très fort d'Obama alors que ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'abysse du déficit budgétaire 2011 (plus de 1300 milliards de dollars de "trou").


A la place de Constellation, Obama et la NASA nous proposent un « 21st Century Space Program » plus "adapté" et plus "punchy". Obama et Augustine reprochaient à Constellation de n’être pas assez original par Apollo (rappelons quand même que Constellation n'était pas sensé s'arrêter à la Lune mais devait aller beaucoup plus loin), en remplacement ils ne proposent rien de neuf. Pour l’instant il s’agit de prolonger la station spatiale internationale jusqu’en 2020, de faire appel à des sociétés privées pour développer de nouveaux moyens d'envoyer des astronautes dans l'Espace et de développer les missions robotisées pour l’exploration du système solaire. Pour de nombreux experts, cette décision met fin (temporairement) au programme d’exploration humaine de l’espace par les Américains. Obama, en tant que prix Nobel de la Paix, aurait dû imaginer en remplacement un programme international porteur de paix et d'espoir. Il ne l'a pas fait. Lorsque je vivais à Chicago de 1997 à 2000, j'avais remarqué cet homme charismatique qui régnait depuis 1996 sur le SouthSide de Chicago. A l'époque, de nombreux commentateurs le décrivaient déjà comme un homme politique majeur capable de prendre la Maison Blanche. Tout cela me paraissait déjà à l'époque très "fabriqué" (c'est vrai qu'il avait la "gueule" de l'emploi), aujourd'hui j'en suis persuadé.


Cette décision d'Obama est tellement absurde que l’on peut espérer que le prochain président rétablira cet élan, si ancré dans les gènes cosmiques de l'humanité, car il n’aura pas d’autre choix. En effet, les Américains vont découvrir avec stupeur dans quelques mois qu’il ne leur reste plus que quatre vols de la navette après celui qui part dans les prochains jours (pour l’instant prévus le 18 mars 2010, le 14 mai 2010, le 29 juillet 2010 et le 16 septembre 2010). Après cela ce sera FINI. Après trente ans de bons et loyaux services (je me rappelle encore de cette nuit d'avril 1981 ou de cet homme volant qui avait ouvert la cérémonie des JO de Los Angeles de 1984), la navette spatiale ne volera plus. Cette navette qui fait partie de l'inconscient collectif (et à laquelle plus personne ne prêtait d'attention depuis longtemps) laissera un grand vide mental. Et surtout les Américains n’auront plus aucun moyen d’envoyer des astronautes par eux-mêmes dans l’espace. Ils devront s’appuyer sur les Russes ou même pire… les Chinois ! A moins que les Européens profitent de la situation pour modifier l'ATV et le lanceur Ariane pour remplir cette mission. Malheureusement, à part dans le cercle très fermé des passionnés d’espace, tout le monde semble ignorer la fin de la navette spatiale. Sans compter que les Chinois ne vont pas arrêter leur programme lunaire pour autant et que les Américains ne supporteront pas de les voir voler seuls vers la Lune.



Or justement la capsule Orion du Programme Constellation devait prendre le relais dès cette année, mais les coupes budgétaires sous Bush (motivées par les budgets exorbitants du Pentagone) ont retardé le programme qui aurait pu être opérationnel dans quelques années. Aujourd’hui il n’y a donc plus aucune date officielle possible car il faudra que des sociétés commerciales (comme Blue Origin de Jeff Bezos le PDG d’Amazon ou SpaceX d’Elon Musk le fondateur de Paypal) développe ces technologies et cela sera long et probablement aussi coûteux. Je suis 100% pour le développement du space entrepreneurship, mais il faut que celui-ci s’inscrive dans une vision et non pas dans ce qui ressemble à un caprice anti-Bush.


Donc personnellement je ne dis pas adieu à Constellation, car ce n’est peut-être qu’un au revoir (peut-être même que le Congrès refusera de voter l'abandon de Constellation). Je vous quitte avec une magnifique vidéo réalisée par les employés de la NASA qui se sont acharnés ces 6 dernières années à donner vie à ce projet malgré l'indifférence générale.


mercredi 14 octobre 2009

Obama au pays des Bisounours



Lorsque j’ai appris le choix de Barack Obama par le comité Nobel la semaine dernière, ma première réaction fut l’indignation (même si j'apprécie globalement les idées et surtout le style Obama). Finalement je me dis que peut-être ce jury a de l’humour et même du second degré. N’oublions pas que le prix Nobel de la paix aurait été suggéré à Alfred Nobel pour réparer « le mal qu’il avait causé avec la dynamite » dont il était l’inventeur. En décernant dès le début de son mandat le prix Nobel de la paix à Obama, c’est peut-être une sorte de vaccin contre la violence (ou en tout cas contre un revirement de ses opinions) que nos amis d’Oslo ont cherché à lui inoculer.
Barack Obama a en effet dû se retrouver fort embarrassé de recevoir une telle distinction à son réveil. Il a vite dû se rendre compte qu’il aurait bien du mal à décliner ce prix compte tenu de sa popularité et de l’espoir qu’il représente pour une grande partie de la population mondiale. Ses filles ne lui auraient pas non plus jamais pardonné de renvoyer cette cargaison de bisounours arrivés tout droit de Scandinavie, le pays du Père Noël. Leur papa adoré allait de plus devenir du jour au lendemain, l’« homme le plus gentil du monde », ce n’est pas rien pour un papa.
Barack va donc traîner pendant 3 ans (et peut-être plus) cette image de bisounours. J’imagine que lorsqu’il aura besoin d’intervenir militairement, nous allons assister à de sublimes inventions d’oxymores ou autres euphémismes de bienséances. Après la guerre propre, la pacification, les conflits armés, les frappes chirurgicales ou les dommages collatéraux, que va-t-on nous inventer ? La guerre bienveillante, les attaques douces, les boucliers anti-méchants, la bombe qui fait pas mal, l’obus fleuri, l’opération arc-en-ciel ? Ca ne va pas être simple pour lui d’être convaincant, car un bisounours déguisé en soldat, ça ne fait pas très peur et c’est surtout ridicule.
Peut-être que finalement après cela nous assisterons à la fin de la guerre (Fukuyama nous avait bien prédit la fin de l’histoire), tellement ce concept est rétrograde. « So Second Millenium » comme diraient nos amis british. Cela va être en tout cas intéressant de suivre l’impact de cette distinction sur le discours et l’attitude des Etats-Unis sur la scène internationale. D’ailleurs, Obama devra aller chercher son prix à Oslo le 10 décembre (date anniversaire de la mort d’Alfred Nobel) en plein milieu du Sommet de l’ONU sur le climat qui se déroulera à Copenhague du 7 au 18 décembre. Les Etats-Unis auront donc peut-être du mal à se défiler (comme ils cherchent en ce moment à le faire malgré les belles promesse de l'ami Barack).
En définitive, je me demande presque si ce Prix Nobel ne serait pas un nouveau calunar des Yes Men, eux qui avaient il y a 5 ans si bien piégé Dow Chemicals en proposant d’indemniser les victimes de Bhopal en direct à la BBC. Si vous ne connaissiez pas cette vidéo, délectez-vous, c'est du miel.

mercredi 22 avril 2009

Earth Day & Obama


Voici le communiqué de Barack Obama pour le Earth Day aujourd'hui. Bush ne devait même savoir ce dont il s'agissait (peut-être le début de la saison des barbecues dans son ranch de Crawford ?). Tout de même, quel changement !

THE WHITE HOUSE

Office of the Press Secretary
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For Immediate Release                                        April 22, 2009

EARTH DAY, 2009
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BY THE PRESIDENT OF THE UNITED STATES OF AMERICA
A PROCLAMATION

The story of the United States is inextricably tied to our vital natural resources. As we enter a new era filled with challenges and promise, we must protect our land, wildlife, water and air -- the resources that have fueled our growth and prosperity as a Nation and enriched our lives. Doing this not only fulfills a sacred obligation to our children and grandchildren, but also provides an opportunity to stimulate economic growth.

To achieve these ends, no issue deserves more immediate attention than global warming. Scientists have already observed alarming shifts in the natural world, including thawing permafrost, melting glaciers, and rising sea levels.

Climate change presents a serious test for humankind, but it also provides an opportunity for great innovation and adaptation. The United States has risen to such challenges before, and Earth Day inspires us to transcend differences among nations so we may lead the world in protecting our planet from this global threat.

Americans across the country are working hard to help limit the pollutants that cause climate change and reduce their impact on the environment, but we must do more. Individuals and organizations can plant trees, use energy efficient lightbulbs, drive fuel efficient cars, hold clean-up drives, and teach young people about environmental preservation. Small changes in our daily lives can have a big impact on our environment. Individuals can walk, bike, and use public transportation; buy products with less packaging; and recycle and reuse paper, plastic, glass, and aluminum more often. American families can also save money by choosing energy efficient products, turning lights off, unplugging appliances, and cutting back on heating and air conditioning.

Government and business alike must also take serious and sustained action to protect our valuable natural inheritance. Through investments in scientific research and development, and the vigorous pursuit of alternative and renewable energy, we can create millions of green jobs that allow us to reduce greenhouse gases and excel in a competitive global economy. My Administration is committed to increasing fuel economy standards and putting more Plug-In Hybrid cars on the road, weatherizing millions of homes, and catalyzing private efforts to build a clean energy future. My Administration is also working to achieve a comprehensive energy and climate policy, one that will lessen our dependence on foreign oil, make the U.S. the global leader in clean energy technology, and prevent the worst impacts of climate change.

President Theodore Roosevelt emphasized our obligation to future Americans, saying, "of all the questions which can come before this nation, short of the actual preservation of its existence in a great war, there is none which compares in importance with the great central task of leaving this land even a better land for our descendants than it is for us." Heeding President Roosevelt's call, and carrying forward his spirit of determination, we must commit ourselves to protecting our environment and ensuring the health of our planet so we may share the magnificent blessings of our Earth with our grandchildren.

We do this not only to acknowledge the environment's central role in the development of our Nation but also to recognize the strong ecological interdependence among nations. History has shown that as we sow, so too shall we reap. Let us rededicate ourselves to a world that provides bountiful harvests for us all not just today, but for many generations to come.

NOW, THEREFORE, I, BARACK OBAMA, President of the United States of America, by virtue of the authority vested in me by the Constitution and laws of the United States, do hereby proclaim April 22, 2009, as Earth Day. I encourage all citizens to help protect our environment and contribute to a healthy, sustainable world.

IN WITNESS WHEREOF, I have hereunto set my hand this twenty-second day of April, in the year of our Lord two thousand nine, and of the Independence of the United States of America the two hundred and thirty-third.

BARACK OBAMA

mardi 20 janvier 2009

Enfin...

Goodbye George... Hello Barack !
PS: la Maison Blanche a maintenant son blog, excellente façon de suivre les faits et gestes de ce cher Barack.

samedi 3 janvier 2009

Constellation : la NASA et le Pentagone ensemble ?

L'administration Obama s'installera au pouvoir dans quelques semaines. Une des questions sur lesquelles devra trancher sera l'avenir du programme Constellation initié par Georges W. Bush et dont nous vous avons souvent parlé sur ce blog. Le choix devra être fait dans un contexte de durcissement budgétaire sans précédent sans oublier que les Etats-Unis ne peuvent laisser les Chinois faire cavaliers seuls vers la Lune. 
Une partie de l'équipe de transition d'Obama planche déjà sur la question et des idées très iconoclastes ont été avancées. Dans un article de Bloomberg daté du 2 janvier 2009 et intitulé "Obama Moves to Counter China With Pentagon-NASA Link", on apprend qu'Obama pourrait rapprocher les équipes et les efforts de la NASA et de la division spatiale du Pentagone, afin de mutualiser les coûts (il s'agirait d'utiliser les lanceurs Delta IV et Atlas V, en lieu et place du futur lanceur Ares I) et surtout d'accélérer le retour des Américains sur la Lune pour ne pas se faire devancer par les Chinois. Une telle coopération serait inédite et remettrait en cause le caractère civil des programmes menés par la NASA, ce qui serait pour les employés et pour le monde une régression sévère, et un pas supplémentaire vers un affrontement entre les Etats-Unis et la Chine.L'article reprend bien les enjeux géopolitiques de la lutte que se livrent ces deux Etats.

dimanche 3 août 2008

Constellation : Obama vs McCain

   
A l'approche des élections, la tension monte entre Obama et McCain sur de nombreux sujets. Ces derniers jours c'est sur un thème peu courant dans cette campagne électorale marquée par les débats sur la hausse des prix du pétrole et la situation en Irak : l'avenir du programme spatial américain et en particulier celui du programme Constellation initié par Georges W. Bush et dont nous vous avons parlé dans un récent post.
Obama avait annoncé il y a quelques mois qu'en cas de victoire, il décalerait le programme Constellation de 5 ans et qu'il financerait ainsi un programme scolaire ambitieux avec les milliards économisés. 
McCain avait été assez réservé jusqu'à présent sur l'avenir du programme Constellation mais il est revenu à la charge à l'occasion du 50ème anniversaire de la NASA. Le 29 juillet, il a indiqué dans un communiqué qu'il donnerait tous les crédits nécessaires (230 milliards sur 20 ans) à ce programme fondamental pour une nation qui avait envoyé des hommes sur la Lune (McCain est cependant très discret sur l'origine de ces fonds). Alors que la NASA s'apprête à suspendre les missions de la navette (en 2010), McCain veut pousser le développement du nouveau vaisseau Orion (qui fait partie du programme Constellation), pour que les astronautes américains ne dépendent pas des Chinois ou des Russes pour accéder à l'Espace.
Le même jour, dans un autre communiqué, Obama a souligné que la NASA avait besoin d'une nouvelle vision, d'un nouvel élan, nécessaires pour continuer à faire rêver les Américain. Le 2 août, devant les électeurs de Floride Obama a encore affiné sa vision du futur de la NASA, la vidéo est disponible ci-dessous.

Obama n'évoque pas explicitement le programme Constellation (dont il changera de toute façon le nom pour ne pas laisser à Bush un héritage aussi important) mais il indique qu'il poursuivra le développement du successeur de la navette spatiale et qu'il poursuivra l'exploration du système solaire par des robots et des humains. Il conclue en indiquant qu'il reformera le National Space Council pour forger une nouvelle vision.
Les deux candidats ont donc marqué leur volonté de poursuivre d'une façon ou d'une autre le programme Constellation. Comme indiqué en commentaire de mon post sur le programme Constellation, compte tenu de la poursuite inéluctable du programme lunaire chinois, ils n'auront de toute façon pas d'autres choix possibles.