samedi 3 janvier 2009

Sharkwater

Je viens de voir un film qui m’a retourné : Sharkwater (« Les Seigneurs de la Mer »). A lui seul, il résume bien la période inouïe que traverse l’humanité : nous vivons sur une planète incroyable et nous nous y comportons comme des barbares.

Passionné des requins depuis son enfance, Rob Stewart a décidé de réhabiliter cette créature en voie d’extinction (90% des requins ont disparu de la faute de l’homme). Dans la première partie du film, il nous montre les requins dans leurs milieux naturels et les images sont prodigieuses. Il nous rappelle que ce sont des créatures peureuses et qu’elles cherchent en général à éviter l’homme. Chaque année seulement 5 personnes meurent dans les mâchoires des requins soit infiniment moins que celles dévorées par les crocodiles ou les éléphants, espèces qui sont elles protégées. Il nous montre ensuite comment les requins sont exterminés massivement, notamment par les palangriers, pratique de pêche consistant à laisser de longues traînes de 100 kilomètres parsemés d’hameçons. 

Sur une seule traîne, le réalisateur trouve jusqu’à 100 requins morts, sans parler des tortues et autres cadavres  de créatures innocentes que les pêcheurs ne recherchaient même pas. Des requins, ils ne gardent en général qu’une partie : l’aileron. Ils rejettent ensuite le corps mutilé à la mer. Chaque année c’est 100 millions de requins qui périssent ainsi pour le commerce des ailerons ! Après être passés entre les mains de plusieurs intermédiaires, les ailerons sont revendus dans les marchés asiatiques et les restaurants gourmets et le prix final peut avoisiner deux cents dollars la livre. C’est atterrant de voir ces seigneurs de la mer « génocidés » pour le palais de quelques abrutis qui croient dans les vertus curatives de la chair des requins. Une image m’a particulièrement horrifié, celle où l’on voit des pêcheurs découper l’aileron d’un requin baleine (à la 37ème minute), la plus belle et la plus pacifique de toutes les créatures. Tout cela pour 10 000$. Cette espèce rare est maintenant paraît-il en danger. La connerie humaine à l’état pur.

Devant ce massacre des requins, les superprédateurs de la mer, qui menace les chaînes alimentaires de l’océan (et donc l’homme en le privant d’oxygène produit par le phytoplancton), personne ne bouge. A part Rob Stewart. Aucune loi internationale et très peu d’associations ne protègent les requins. Pour une simple raison : les requins font peur. Spielberg avec ses Dents de la Mer porte, malgré lui, une grande part de responsabilité dans l’instauration du mythe sanguinaire qui entoure ce monstre marin dans l'inconscient collectif (au lieu de faire partir sa fortune en fumée chez cet escroc de Madoff, Spielberg aurait mieux fait de faire un don pour sauver les requins...).

Pour la plupart des gens, ce n’est pas une mauvaise chose que cette bête du Gévaudan soit éradiquée de notre planète. Pour stopper ce massacre, Rob Stewart est allé chercher, le seul, l’unique et l’irremplaçable protecteur des océans : Paul Watson et son association Sea Shepherd, dont on vous a déjà parlé à plusieurs reprises dans ce blog. Après une lutte très violente et trépidante, l’équipage de Sea Shepherd ramène finalement un palangrier sur les côtes du Costa Rica pour que les pêcheurs soient jugés et punis, mais c’est finalement Sea Shepherd qui est inculpé, car les mafias taiwanaises qui gèrent le trafic des ailerons finance certaines constructions au Costa Rica. Même s’ils sont assignés à résidence, Rob Stewart et Sea Shepherd arrivent à filmer des entrepôts clandestins dans lesquels s’entassent des dizaines de milliers d’ailerons de requins. Le navire de Sea Shepherd s’échappe du Costa Rica poursuivi par les forces de l’ordre mais gagne finalement les eaux internationales.

Lorsque Sea Shepherd et Rob Stewart ont diffusé les images, les habitants du Costa Rica se sont soulevés et ont demandé l’interdiction de ce commerce. Les images sont très émouvantes. Comme quoi le combat et l’engagement d’un seul homme (aidé par Sea Shepherd) peut suffire à éviter le pire. Lorsque le film est sorti Rob Stewart n’avait que 28 ans.

Ne restons donc pas lesbras croisés et soutenons cette cause en commençant par recommander SharkWater autour de nous, refuser de manger dans des restaurants servants des plats aux ailerons de requin et ensuite aller sur Saving Sharks

1 commentaire:

Vanessa Godet a dit…


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