
lundi 8 février 2010
Regarder la navette et rêver

samedi 6 février 2010
L'arrêt du programme Constellation : One Giant Stop for Mankind !

Je profite d’une pause entre deux biberons (je suis papa depuis deux semaines d’une petite Lucie !) pour mettre à jour ce blog. Avec la sortie imminente du roman et mes activités professionnelles diurnes, cela ne laisse plus beaucoup de temps...
Je le redoutais depuis un bon moment, mais Barack Obama l’a finalement fait : il a annulé le programme Constellation. Ce programme de la NASA lancé par W. Bush en 2004 avait pour objectif de renvoyer des Américains sur la Lune, d’y installer une base permanente et de partir ensuite à la conquête de Mars et du reste du système solaire. Avant même son élection, Obama avait indiqué que ce programme lui déplaisait car il manquait d’ambition et de nouveauté, et qu'il affecterait ses crédits à l'éducation (cf. post Constellation : Obama versus McCain). Compte tenu de l’enjeu économique pour le Texas et la Floride, Obama a bien compris qu’il devrait mettre un peu d’eau dans son vin mais au fond de lui-même il détestait ce programme qui portait la patte de son ignoble prédécesseur (ce que l'on peut comprendre). Une fois au pouvoir il a donc tout fait pour laisser mourir Constellation. Il a révoqué l’ancien administrateur de la NASA Michael Griffin (le père de Constellation et son plus fervent supporter) et a laissé le poste vacant pendant 5 mois, avant d’élire l’astronaute Charles Bolden. En parallèle, il a nommé une commission (la commission Augustine) chargée d’évaluer le programme spatial américain et celle-ci a mis plus d’un an avant de rendre ses conclusions le 22 octobre dernier, beaucoup plus tard que prévu. Les conclusions étaient très sévères sur Constellation, mais elles furent critiquées par de nombreux experts techniques et politiques.
Pendant ce temps, le programme Constellation qui souffrait déjà de fortes coupes budgétaires sous Bush a été asphyxié. Obama n’a RIEN fait pour lui donner une chance ni pour essayer d’y intéresser le peuple américain. Il aurait été possible de scénariser ce retour sur la Lune et d'en faire une grande épopée médiatique. Lors des festivités du 21 juillet 2009 pour les 40 ans d’Apollo XI, Constellation a été le grand absent et Obama s’est gardé d’y faire la moindre déclaration. Constellation était dans sa tête déjà mort.
Obama, sous prétexte d’économies budgétaires mais surtout pour des arguments de communication en période pré-électorales a sacrifié Constellation. Car en annulant ce programme il n'économise "que 4 milliards" en 2011 alors que le Pentagone a un budget quasi intact de 750 milliards de dollars. Le lobby militaro-industriel avait donc bien compris qu'il fallait mieux laisser crever Constellation qui voilerait à lui seul l'inanité du budget militaire. Ils ne sont pas trompés car la plupart des commentateurs ont interprété ça comme un geste très fort d'Obama alors que ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'abysse du déficit budgétaire 2011 (plus de 1300 milliards de dollars de "trou").

A la place de Constellation, Obama et la NASA nous proposent un « 21st Century Space Program » plus "adapté" et plus "punchy". Obama et Augustine reprochaient à Constellation de n’être pas assez original par Apollo (rappelons quand même que Constellation n'était pas sensé s'arrêter à la Lune mais devait aller beaucoup plus loin), en remplacement ils ne proposent rien de neuf. Pour l’instant il s’agit de prolonger la station spatiale internationale jusqu’en 2020, de faire appel à des sociétés privées pour développer de nouveaux moyens d'envoyer des astronautes dans l'Espace et de développer les missions robotisées pour l’exploration du système solaire. Pour de nombreux experts, cette décision met fin (temporairement) au programme d’exploration humaine de l’espace par les Américains. Obama, en tant que prix Nobel de la Paix, aurait dû imaginer en remplacement un programme international porteur de paix et d'espoir. Il ne l'a pas fait. Lorsque je vivais à Chicago de 1997 à 2000, j'avais remarqué cet homme charismatique qui régnait depuis 1996 sur le SouthSide de Chicago. A l'époque, de nombreux commentateurs le décrivaient déjà comme un homme politique majeur capable de prendre la Maison Blanche. Tout cela me paraissait déjà à l'époque très "fabriqué" (c'est vrai qu'il avait la "gueule" de l'emploi), aujourd'hui j'en suis persuadé.

Cette décision d'Obama est tellement absurde que l’on peut espérer que le prochain président rétablira cet élan, si ancré dans les gènes cosmiques de l'humanité, car il n’aura pas d’autre choix. En effet, les Américains vont découvrir avec stupeur dans quelques mois qu’il ne leur reste plus que quatre vols de la navette après celui qui part dans les prochains jours (pour l’instant prévus le 18 mars 2010, le 14 mai 2010, le 29 juillet 2010 et le 16 septembre 2010). Après cela ce sera FINI. Après trente ans de bons et loyaux services (je me rappelle encore de cette nuit d'avril 1981 ou de cet homme volant qui avait ouvert la cérémonie des JO de Los Angeles de 1984), la navette spatiale ne volera plus. Cette navette qui fait partie de l'inconscient collectif (et à laquelle plus personne ne prêtait d'attention depuis longtemps) laissera un grand vide mental. Et surtout les Américains n’auront plus aucun moyen d’envoyer des astronautes par eux-mêmes dans l’espace. Ils devront s’appuyer sur les Russes ou même pire… les Chinois ! A moins que les Européens profitent de la situation pour modifier l'ATV et le lanceur Ariane pour remplir cette mission. Malheureusement, à part dans le cercle très fermé des passionnés d’espace, tout le monde semble ignorer la fin de la navette spatiale. Sans compter que les Chinois ne vont pas arrêter leur programme lunaire pour autant et que les Américains ne supporteront pas de les voir voler seuls vers la Lune.
Or justement la capsule Orion du Programme Constellation devait prendre le relais dès cette année, mais les coupes budgétaires sous Bush (motivées par les budgets exorbitants du Pentagone) ont retardé le programme qui aurait pu être opérationnel dans quelques années. Aujourd’hui il n’y a donc plus aucune date officielle possible car il faudra que des sociétés commerciales (comme Blue Origin de Jeff Bezos le PDG d’Amazon ou SpaceX d’Elon Musk le fondateur de Paypal) développe ces technologies et cela sera long et probablement aussi coûteux. Je suis 100% pour le développement du space entrepreneurship, mais il faut que celui-ci s’inscrive dans une vision et non pas dans ce qui ressemble à un caprice anti-Bush.
Donc personnellement je ne dis pas adieu à Constellation, car ce n’est peut-être qu’un au revoir (peut-être même que le Congrès refusera de voter l'abandon de Constellation). Je vous quitte avec une magnifique vidéo réalisée par les employés de la NASA qui se sont acharnés ces 6 dernières années à donner vie à ce projet malgré l'indifférence générale.
lundi 11 mai 2009
Risky business

Le métier d’astronaute présente de hauts risques comme nous le rappelle la mission STS 125 dont le décollage est prévu lundi 11 mai 2009. L’objectif de cette mission de la navette Atlantis sera d’aller assurer une nouvelle fois la maintenance du télescope spatial Hubble. Au cours de cinq sorties extravéhiculaires les astronautes installeront de nouveaux instruments, répareront deux équipements existants et remplaceront les gyroscopes et les batteries. A l’issue de la mission, le télescope sera doté de nouvelles fonctions et d’une capacité d’exploration encore enrichie. Le télescope verra également sa durée de vie prolongée jusqu’en 2013. Lancé par la navette en 1990, ce télescope, qui est l’un des plus extraordinaires appareils scientifiques jamais conçu, a permis de nombreuses découvertes autour de l’âge de l’univers, la présence de trous noirs au centre des galaxies ou bien l’existence de planètes autour d’autres étoiles. Hubble nous a aussi ramené d’extraordinaires photographies qui nous ont révélé l’extraordinaire diversité du bestiaire stellaire : comètes, pulsars, supernovæ, galaxies, quasars, trous noirs, hypernovæ, météorites, nuages d’hydrogène, nébuleuses, planètes, amas globulaires, sursauts gamma, magnétars, naines blanches, astéroïdes, blazars... comme nous l’atteste le patchwork suivant (vous trouverez des milliers d’autres photos sur le site d’Hubble).

Cette mission avait été planifiée pour 2004 mais avait été abandonnée après l’accident de Columbia en janvier 2003. Puis finalement elle avait été maintenue grâce au courage de Michael Griffin, l’ancien administrateur de la NASA (qui n’a d’ailleurs toujours pas de remplaçant depuis l’élection d’Obama en janvier, ce qui est unique dans l’histoire de la NASA). STS 125 fait suite à une série de quatre missions d’entretien du télescope spatial en 1993, 1997, 1999 et 2002. A noter que l’astronaute français Jean-François Clervoy avait participé à la mission STS 103 de décembre 1999.

Comme je vous le disais en introduction, cette mission est risquée car le télescope spatial se trouve à 559 kilomètres d’altitude, bien plus haut que la Station Spatiale Internationale (située à 347 kilomètres d’altitude). Si pendant la visite d’inspection du bouclier thermique (devenue systématique après la perte de Columbia lors de son retour dans l’atmosphère) des avaries étaient constatées, la procédure veut que normalement la navette se déplace jusqu’à la Station Spatiale Internationale et que les astronautes retournent sur Terre à l’aide du Soyouz toujours amarré à la Station ou bien attende tranquillement une autre navette.
Si un problème était détecté sur le bouclier thermique d’Atlantis, ce ne sera pas possible de procéder ainsi et la NASA a imaginé une alternative qui ferait passer le sauvetage d’Apollo 13 pour un vulgaire exercice de routine. La NASA a en effet tenu une seconde navette (Endeavour – mission STS 400) prête à décoller sur le pas de tir voisin à Cap Kennedy comme le montre la très belle photo ci-dessous.

L’équipage d’Endeavour s’est préparé comme pour une mission normale et lorsque Atlantis décollera, ils y en seront à J-7 dans leur compte à rebours. Si un problème se produit sur Atlantis, ils décolleront à sa rencontre et réaliseront l’une des plus extraordinaires manœuvres jamais réalisées dans l’espace : les deux navettes s’amarreront en mettant en commun leurs deux bras articulés et les 7 astronautes de STS 125 rejoindront Endeavour en effectuant des sorties extravéhiculaires. Après avoir récupéré l’équipage, la navette Atlantis sera dirigée vers l’atmosphère avec une trajectoire assurant sa destruction.

On souhaite très sincèrement pour les astronautes que ce scénario catastrophe ne se produise pas, mais si j’étais vous, je regarderai le décollage demain (en live sur NASA TV à 20:00 en France). D’autant plus que le programme de la navette doit s’arrêter en 2010 (ou 2011) et que plus aucune mission n’aura la même tension dramatique (toutes les dernières ayant pour destination la Station Spatiale Internationale).
En tout cas, un grand coup de chapeau aux astronautes qui vont prendre de tels risques pour la poursuite de l'aventure scientifique.
mercredi 22 avril 2009
Jour de la Terre

Aujourd'hui, 22 avril, nous célébrons le jour de la Terre (Earth Day en anglais). Google participe activement à cette fête et en fait la promotion chaque année via de magnifiques doodles (nom donné aux adaptations du logo de la société sur la page d'accueil). Voici celui de cette année.
Earth Day a démarré le 22 avril 1970 à l'initiative du sénateur Gaylord Nelson, sous une forme inspirée par les manifestations anti-Vietnam comme il l'explique dans cette interview. Dans son esprit, le Earth Day avait pour ambition de faire prendre conscience aux politiques et au public de la fragilité de notre planète et de la nécessité à la protéger. Même si aujourd'hui près de 500 millions de personnes dans 175 pays célèbrent la Terre à cette date, la prise de conscience globale et surtout le changement général des mentalités tardent à venir.
Le salut de cette Terre que nous honorons aujourd'hui viendra-t-il de l'Espace ? Le thème du pouvoir des photos de la Terre prise de l'Espace a été débattu dans un précédent post "Le Portrait de Gaïa" et est au coeur de mon projet de roman Le Siècle bleu. Ces photos de la Terre ne sont pas cependant uniquement le fruit du hasard.

Au Vème siècle avant J.-C., Socrate, toujours visionnaire, fut le premier à l'imaginer : L'homme doit s'élever au-dessus de la Terre-aux limites de l'atmosphère et au-delà- ainsi seulement pourra t-il comprendre tout à fait le monde dans lequel il vit
En 1948, l’astronome Sir Fred Hoyle (détracteur de la théorie du Big Bang à laquelle il donna malgré lui le nom, mais aussi initiateur de la théorie de la panspermie sur l'origine spatiale des formes de vie primordiales) déclara : Quand on pourra avoir une photographie de la Terre, prise de l’extérieur, quand le complet isolement de la Terre deviendra évident, une nouvelle idée, plus puissante qu’aucune autre au cours de l’histoire, sera libérée.
Mais rien ne se produisit. Rien ne se serait peut-être produit si en février 1966, si l'Américain Stewart Brand, l'une des figures fortes de la contre-culture américaine, n'avait pas eu une vision en prenant du LSD à San Francisco. Perché sur le haut d'un toit, il admirait la succession de gratte-ciels de la ville. Les bâtiments ne lui parurent soudain plus parallèles mais au contraire se courber sur eux-mêmes. Brand eut la sensation profonde d'apercevoir la rotondité de la Terre et plus globalement d'observer la Terre de l'extérieur. Brand se rappela alors d'une conférence de l'architecte visionnaire Buckminster Fuller où celui-ci affirmait que l'Homme percevait la Terre comme plate et infinie, et que c'était la racine de son comportement inadapté.
Après ce trip qui l'a marqué à vie, Brand s’est demandé pourquoi notre civilisation n’avait toujours pas pris une photo de la Terre tout entière. D’après lui, si nous avions une telle photo couleur, nous ne verrions plus la Terre de la même manière.

Pour faire évoluer la situation et forcer la NASA à publier un tel cliché (il pensait que la NASA les retenait sciemment), il a imprimé des badges avec le slogan « Why Haven’t we Seen a Photograph of The Whole Earth Yet ?" qu'il vendit sur les campus de Stanford et Berkeley. Il en fit parvenir également aux membres du Congrès, aux ingénieurs de la NASA et aux scientifiques russes, ainsi qu’à Marshall Mc Luhan (sociologue canadien, spécialiste des médias de masse) et aussi Buckminster Fuller. Buckminster Fuller lui répondit humoristiquement qu’il pourrait au mieux en photographier une moitié !
Deux ans plus tard, les efforts de Stewart Brand payèrent : en 1968 les astronautes de la mission Apollo 8 ramenèrent la photo dite EarthRise.
Mais ce n'est qu'en 1972 qu'Apollo 17 exhaussa son rêve et ramena un cliché de la Terre Pleine baptisé forcément Whole Earth. Stewart Brand n'est probablement pas directement responsable de la publication de ces photos, mais en tout cas il a largement contribué à les populariser.
Comme expliqué à de nombreuses reprises sur ce blog, ces deux photos ont fait le tour du monde et ont joué un rôle capital dans l'éveil planétaire et l'émergence des mouvements écologistes il y a 40 ans comme GreenPeace, les Amis de la Terre ou le Earth Day. Et ce n'est pas par hasard que la photo Whole Earth figure sur le drapeau du jour du Jour de la Terre. Ni que la NASA célèbre aujourd'hui le Earth Day (le site propose d'ailleurs les plus belles photos de la Terre prises de l'Espace).
Le Jour de la Terre doit donc à Socrate, Fred Hoyle, Buckminster Fuller et Stewart Brand. Rendons leur également hommage aujourd'hui.
Je vous conseille ardemment de vous intéresser à Stewart Brand. En 1968 il a fondé le "Whole Earth Catalog", catalogue d'achats par correspondance spécialisé dans la diffusion d'outils pour la compréhension des systèmes, la survie, les communications, l'artisanat, la vie en communauté, l'éducation. Ce catalogue (dont on peut trouver d'occasion d'anciennes éditions sur le net) a révolutionné les mentalités.

Brand a ensuite fondé la revue CoEvolution Quarterly qui a publié notamment l'article séminal de James Lovelock sur l'hypothèse Gaïa. En 1985 il a fondé The WELL, première communauté virtuelle moderne. Plus récemment, en 1996 il a créé la Long Now Foundation, dont le but est de créer une horloge capable de fonctionner 10 000 ans. Je reviendrai un jour sur ce projet fascinant. En attendant, n'hésitez pas à vous rendre sur le site de la Long Now Foundation pour suivre leurs conférences (les X Seminars) dont les thèmes sont plus passionnants les uns que les autres. Un livre retraçant la vie de Stewart Brand a été publié l'an dernier : From Counterculture to Cyberculture: Stewart Brand, the Whole Earth Network, And the Rise of Digital Utopianism.
jeudi 29 janvier 2009
Michael Crichton, CO2 et LHC


- Prey (La proie) en 2002 qui mettait en scène les dérives liées à l'utilisation combinée des nanotechnologies, de la robotique et de l'intelligence artificielle. Ce livre était une extrapolation de l'article extraordinaire "Why the future doesn't need us" de Bill Joy (directeur scientifique de Sun Microsystems et proche d'Obama) paru dans Wired en avril 2000, dont je recommande la lecture à tout le monde. On en reparlera aussi sur ce blog.

- State of Fear (Etat d'Urgence) en 2004, dont nous avons parlé plus haut, qui dénonce le totalitarisme écologique. C'est un livre qui fait réfléchir, à prendre avec des pincettes. Malheureusement la qualité de l'intrigue laisse à désirer et en fait finalement un médiocre éco-thriller. Son livre le plus polémique, mais pas le meilleur.
- NEXT en 2006, un roman vraiment renversant qui nous alerte sur le danger inouï des brevets sur les gènes et de leur commerce. Tous les faits sont tirés d'histoires vraies, qui se déroulent aujourd'hui et on l'ignore presque complètement (au moins en France). Un monument de mise en garde.


dimanche 3 août 2008
Constellation : Obama vs McCain

dimanche 29 juin 2008
Constellation : retour vers la Lune

- Biologique: l'exploration est dans les gènes de l'homme (Bush le rappelle dans ce discours en se référant à l'histoire de Lewis et Clark partis à la découverte du grand Ouest) et son avenir est dans les étoiles.
- Scientifique: aucun robot ne pourra ramener autant d'information qu'un humain si il s'agit d'établir par la suite une base humaine.
- Economique: la Lune possède de vastes champs d'hélium-3 (extrêmement rare sur Terre) et qui pourront servir à faire fonctionner les futurs réacteurs à fusion nucléaire.
- Géopolitique: la Chine a également annoncé un ambitieux programme lunaire et les Etats-Unis ne peuvent pas laisser aux Chinois une aussi belle vitrine.
- Philosophique: la vision de la Terre qui est offerte aux astronautes en orbite et plus loin, a le pouvoir de changer le monde.





